Hilkhot Lachon Hara, chapitre 10, section 17
Quelqu'un a commis une mauvaise action et Réouven demande à Chimon : Qui l'a fait ? Même si Chimon comprend que Réouven le soupçonne d'avoir commis cette action, et même s'il a vu lui-même l'acte, il doit répondre : Ce n'est pas moi [sans désigner celui qui l'a fait]. (Sauf s'il s'agit d'une faute entre l'homme et son prochain, en respectant les règles exposées plus haut dans ce chapitre, ou d'une faute entre l'homme et D.ieu, conformément au chapitre 4, paragraphes 5, 7 et 8.) Tout ce que nous avons écrit relève de la stricte loi. Cependant, l'homme pieux ira au-delà de la lettre de la loi et ne niera pas l'avoir fait si celui qui l'interroge peut découvrir le véritable coupable, qui serait alors couvert de honte. Nous trouvons même davantage dans Sanhédrin (11a) : de nombreux Tannaïm ont pris la faute sur eux pour que le fautif ne soit pas connu. De même, le Sefer 'Hassidim (22) écrit : « Si l'on se trouve dans un groupe et qu'un membre non identifié du groupe a mal agi, on dira : “C'est moi qui ai mal agi”, bien que ce ne soit pas lui, etc. »
La première partie du livre Hafets Haïm est achevée.