Hilkhot Lachon Hara, chapitre 1, section 7
Si l'on est assis avec un groupe de personnes qui tiennent des propos interdits, qu'on ne peut pas quitter leur compagnie, et que, si l'on reste assis en silence, on passe à leurs yeux pour un fou, il est néanmoins assurément interdit de tenir avec eux des propos interdits. C'est à ce sujet que nos Sages disent (Edouyot 5:6) : « Mieux vaut pour un homme être appelé fou toute sa vie que d'être appelé méchant une seule heure devant l'Omniprésent. » Il doit, en un tel moment, s'éveiller de toutes ses forces pour se maîtriser, et être confiant qu'il recevra pour cela une juste récompense du Ciel, car la récompense est à la mesure de l'effort : plus on peine pour accomplir une mitsva, plus on reçoit de récompense.
C'est à cela que s'applique la parole de nos Sages : « Pour chaque instant où une personne ferme sa bouche, elle mérite la lumière cachée qu'aucun ange ni aucune créature ne peut concevoir. »