Hilkhot Lachon Hara, chapitre 8, section 10
Nous allons maintenant traiter de devant qui il est interdit de dire du lachon hara. Peu importe qu'on parle à d'autres personnes, proches ou étrangères, ou à son épouse, à moins qu'on ait besoin de l'informer de quelque chose pour une utilité future, par exemple si elle prête à des gens malhonnêtes et qu'il sera difficile de se faire rembourser par eux ensuite. Il lui dit alors leur mauvaise nature et la met en garde de ne pas leur prêter. Il en va de même si un associé parle à son associé de gens qu'il considère comme malhonnêtes, et autres cas semblables. (C'est semblable à ce qui est dit dans Kiddouchin 52b : « Que les disciples de Rabbi Méir n'entrent pas ici, car ce sont des querelleurs, etc. »)
Même si l'on ne connaît pas leur mauvaise nature personnellement mais qu'on en a seulement entendu parler, on peut aussi lui dire ce qu'on a entendu sur eux et la mettre en garde pour l'avenir. Bien qu'elle ne doive pas croire de façon absolue ce qu'il a entendu sur eux, elle peut néanmoins soupçonner. (Cependant, dans ce cas, il ne doit pas le lui dire d'une manière qui indique qu'il croit ce qu'il a entendu. Il doit plutôt lui dire : j'ai entendu telle et telle chose sur untel, alors fais attention à ne pas lui prêter.) En dehors de cela, il n'y a pas de différence en la matière.
(Beaucoup se trompent à ce sujet et racontent à leur épouse tout ce qu'une personne leur a fait au beth hamidrach ou au marché. Outre le lachon hara en jeu, on augmente aussi la querelle, car elle gardera certainement rancune et se querellera avec cette personne ou avec sa famille. Elle l'incitera aussi à se quereller avec cette personne, et à la fin elle insultera elle-même cette personne. C'est pourquoi il faut faire attention à ne pas raconter de telles choses à son épouse.)