Halakhot du Hafets Haïm
Halakha 67 / 215

Hilkhot Lachon Hara, chapitre 3, section 7

Sache aussi une règle importante et fondamentale en ces matières : juger favorablement. Si l'on voit une personne dire ou faire quelque chose, que ce soit entre l'homme et D.ieu ou entre l'homme et son prochain, et que l'on peut l'interpréter favorablement ou défavorablement : si la personne craint D.ieu, on est tenu de la juger favorablement, même s'il serait plus logique de la juger défavorablement. S'il s'agit d'une personne ordinaire, qui parfois prend garde à ne pas fauter et parfois faute, et que le doute est équilibré, c'est une mitsva de la juger favorablement, comme le disent nos Sages : « Celui qui juge son prochain favorablement, l'Omniprésent le jugera favorablement », et il est inclus dans la parole du verset : « Tu jugeras ton prochain avec justice. » Même si la chose penche plutôt vers le défavorable, il est très juste de considérer la chose comme douteuse et de ne pas trancher défavorablement. Si la chose penche plutôt vers le favorable, qu'on l'a jugée défavorablement et qu'on est allé le dénigrer, outre la transgression de « Tu jugeras ton prochain avec justice », on transgresse aussi en disant du lachon hara.