Hilkhot Lachon Hara, chapitre 4, section 9
Une personne qui possède de mauvais traits de caractère, par exemple l'orgueil ou la colère prompte : bien que nous voyions qu'elle s'y est habituée et que son cœur n'en est pas affligé, il est interdit de la dénigrer et de parler des aspects honteux de sa personnalité. Car, à vrai dire, nous voyons souvent des gens, même des hommes versés dans la Torah, qui ne considèrent pas ces mauvais traits de caractère comme une faute importante et ne sont pas conscients de la gravité de ce genre de comportement. Peut-être le fauteur lui-même n'est-il pas conscient de la gravité de ce mauvais comportement, et s'il comprenait le sérieux de la faute qu'il commet, peut-être ferait-il de grands efforts, de toutes ses forces, pour ne pas retomber dans ces mauvais traits. Si l'on voit cette personne manifester régulièrement l'un de ces mauvais traits de caractère, on est tenu de la réprimander et de lui expliquer la gravité de la faute qu'elle commet. Ce faisant, on accomplit la mitsva de « réprimander son prochain », et il est possible que cette personne reconnaisse qu'elle commettait une faute. Mais pour l'instant, cette personne pense que son comportement est justifié et correct. C'est pourquoi il est interdit d'aller parler d'elle à d'autres gens.