Hilkhot Lachon Hara, chapitre 4, section 11
Comprends bien encore une autre règle essentielle en ces matières. Si quelqu'un veut associer une autre personne à ses affaires, par exemple l'engager comme employé, ou envisager avec elle un chidoukh (mariage), même s'il n'a jamais rien entendu de négatif à son sujet jusqu'à présent, il est permis de se renseigner soigneusement sur elle afin d'en apprendre davantage sur son caractère et sa situation. Même s'il est possible qu'au cours de ces renseignements, des gens disent du mal de la personne concernée, il est néanmoins permis de les prendre. Ces renseignements sont permis parce que leur seul but est de protéger celui qui se renseigne et de lui être utile, afin qu'aucun dommage ni aucune querelle ne survienne à l'avenir, qui entraînerait une profanation du saint Nom de Hachem, à D.ieu ne plaise. Mais il faut dire à la personne interrogée la raison de ces renseignements, afin qu'il ne la fasse pas trébucher dans le lachon hara. Alors, même si l'ami dit du mal de cette personne, ce sera dans un but utile et non du lachon hara. La personne interrogée doit faire extrêmement attention à ne pas exagérer son évaluation. Mais si celui qui interroge n'explique pas la raison de sa demande, il paraît évident qu'il commet la faute de mettre un obstacle devant un aveugle : il fait commettre un issour à la personne interrogée si elle dit du mal de la personne concernée, même si sa description est vraie.