Halakhot du Hafets Haïm
Halakha 85 / 215

Hilkhot Lachon Hara, chapitre 5, section 6

Le lachon hara dépend de la personne dont on parle. Ce qui est un éloge pour l'un peut être un dénigrement pour un autre. Par exemple, si l'on dit d'une personne qui reçoit un soutien financier qu'elle étudie trois ou quatre heures par jour, c'est un grand dénigrement. Mais si l'on dit la même chose d'un homme qui travaille, c'est un grand éloge. De même, si l'on dit qu'un pauvre dépense une certaine somme pour Chabbat, cela peut être un éloge, mais la même chose dite d'un riche serait un grand dénigrement. Il en va de même pour ce qu'une personne donne à la tsedaka. Quant à la manière dont une personne traite ses employés, ce qui peut être un éloge pour une personne ordinaire peut être un dénigrement pour une personne distinguée. En règle générale, comme le dit le Rambam, tout ce qui peut causer un dommage physique ou financier, ou causer de la peine ou de la peur à une personne, compte comme lachon hara.

Ne commets pas l'erreur d'invoquer ce que disent nos Sages : « Ce que tu détestes, ne le fais pas à ton prochain. » Quel mal y a-t-il à dire que quelqu'un étudie trois ou quatre heures par jour, alors que je serais heureux qu'on dise la même chose de moi, et de même pour la tsedaka ou l'honneur du Chabbat ? C'est une erreur. La Guemara parle de ce que tu détesterais si tu étais dans la situation de cette personne. Tout dépend de la situation de chacun.