Halakhot du Hafets Haïm
Halakha 116 / 215

Hilkhot Lachon Hara, chapitre 8, section 4

C'est du lachon hara de parler même d'une personne ignorante en Torah, car elle fait partie du peuple de D.ieu, qu'Il a fait sortir d'Égypte. À plus forte raison si elle est érudite, auquel cas la faute est bien plus grave. Nos Sages (Berakhot 19a) disent : « Quiconque parle après la mort d'un érudit en Torah tombe dans le Guéhinam, comme il est dit, etc. » Souvent, cela place la personne dans la catégorie de celui qui a méprisé un érudit en Torah. La grande punition d'une telle personne est mentionnée dans Sanhédrin (99b). (De plus, le Yoré Déa 243:6 statue qu'il compte parmi ceux dont il est dit : « Il a méprisé la parole de l'Éternel, etc., cette âme sera retranchée. ») Cependant, le mauvais penchant persuade la personne que le mépris d'un érudit en Torah ne s'appliquait qu'à l'époque du Talmud, lorsqu'ils étaient très sages, et non de nos jours. C'est une erreur absolue, car le statut d'un érudit en Torah est déterminé selon sa génération, même à notre époque. S'il est apte à rendre des décisions de halakha et qu'il peine dans la Torah, il est appelé talmid 'hakham, et si quelqu'un le dénigre, même seulement en paroles et même en son absence, il commet une faute grave et est passible de mise au ban, comme nous le trouvons dans le Yoré Déa (243:7 et 334, dans le Chakh, paragraphe 68). Si le talmid 'hakham rend des décisions de halakha dans la ville, la transgression est bien plus grave, car outre l'obligation de le traiter comme un talmid 'hakham et de l'honorer, puisqu'on se fie à ses décisions, en le dénigrant on éloigne les gens du service de D.ieu, car à cause de cela les gens diront : « Pourquoi irions-nous le trouver pour nos litiges financiers, s'il n'est pas apte à décider qui a raison ? » Ainsi, chacun prendra ses propres décisions. (Beaucoup d'autres choses néfastes en découlent, trop nombreuses pour être mentionnées.)