Ouverture aux lois du lachon hara et de la rekhilout (2)
À cause du grand mal que comporte ce trait répugnant, la Torah met spécialement en garde contre lui par l'interdit (Lévitique 19:16) : « Ne va pas colporter, etc. », comme nous l'expliquerons plus loin.
Il semble qu'il y ait encore une autre raison pour laquelle la Torah met spécialement en garde à ce sujet. Si nous examinons ce point précis, à savoir le lachon hara et la rekhilout, nous constaterons qu'il englobe presque tous les commandements négatifs et positifs entre l'homme et son prochain, ainsi que beaucoup entre l'homme et D.ieu, comme nous l'expliquerons, si D.ieu le veut. C'est pourquoi la Torah nous met explicitement en garde, afin que nous ne soyons pas pris dans ce piège funeste. Je l'expliquerai avec l'aide de D.ieu, et cela sera aussi, accessoirement, d'un grand profit pour d'autres halakhot. De plus, le mauvais penchant en sera brisé lorsqu'il verra le grand tumulte et les trébuchements causés par la parole. Je commencerai avec l'aide de Hachem.
Tout d'abord, nous devons expliquer les règles générales de ces halakhot : le lachon hara et la rekhilout sont interdits même si l'on dit la vérité, comme nous l'expliquerons plus loin. De même, il est interdit de dire du lachon hara et de la rekhilout, que ce soit en présence de la personne ou en son absence, et il n'y a pas de différence entre celui qui parle et celui qui accepte, comme nous l'expliquerons plus loin. Celui qui accepte est celui qui croit dans son cœur le récit qu'on lui a fait, même s'il ne participe pas au récit, mais croit dans son cœur le lachon hara et la rekhilout qu'il a entendus. Cela s'appelle un « chéma chav » (rumeur vaine), et l'on transgresse l'interdit : « N'accepte pas une rumeur vaine. » Chacune de ces règles a des racines et des branches comme les autres parties de la Torah ; que Hachem nous aide à les connaître à fond.
Sache que, lorsque nous écrivons qu'une personne transgresse des commandements négatifs et positifs, et que les trois malédictions s'abattent sur elle, comme nous l'écrirons et l'expliquerons plus loin, nous incluons à la fois le lachon hara et la rekhilout vrais et mensongers. C'est ce que nous voulons dire lorsque nous écrivons partout dans le Beer Maïm 'Haïm : « dans les quatre premières manières ». Nous entendons par là : par le lachon hara ou la rekhilout, en présence ou en l'absence de l'intéressé, tant celui qui parle que celui qui accepte, et que ce soit vrai ou faux. Souviens-t'en.
Nous expliquerons d'abord un certain nombre de commandements négatifs, puis un certain nombre de commandements positifs, puis un certain nombre de malédictions qu'une personne attire sur elle par cela, en plus de plusieurs grandes transgressions qui en découlent. Je diviserai cette ouverture en deux. Le texte principal s'appelle Mekor Ha'haïm, et l'explication qui l'entoure s'appelle Beer Maïm 'Haïm. J'ai écrit dans l'introduction les raisons de ces noms. Dans le Beer Maïm 'Haïm, il sera expliqué dans quels cas s'applique le commandement négatif ou positif, ainsi que diverses autres halakhot. Je commencerai avec l'aide de Hachem.